Entre la fin du secondaire et le début du Cégep : le stress ! L’histoire de Cassandra*

J’ai 17 ans et je suis en dernière année du secondaire. Je devrais être en train de m’amuser et de profiter de mes dernières années de liberté, mais au lieu de ça je suis en panique totale. Toutes ces planifications pour mon avenir sont beaucoup plus stressantes que j’imaginais.

Mes profs n’arrêtent pas de rajouter des tonnes de devoirs et de projets à tous les examens finaux pour lesquels j’essaie déjà de me préparer. Comment veulent-ils qu’on étudie pour un examen lorsqu’on sait qu’il vaut la moitié de la note finale? C’est comme impossible!

Il y a quelques années, quand j’étais en secondaire 2, je faisais des crises d’angoisse et d’anxiété horribles. Avant, j’avais toujours d’excellentes notes. Mais, lorsque j’ai commencé le secondaire, c’est comme si tout à coup, rien n’était plus comme avant. Je devais me faire de nouveaux amis, j’avais des cours d’éducation physique après l’école et au milieu de tout ça, j’essayais de trouver ma place. C’est là que j’ai commencé à avoir plus de difficultés avec mes travaux scolaires. Heureusement que mes parents ont engagé un tuteur qui m’a aidé à finir mon secondaire 2.

Au cours des 2 dernières années, j’ai recommencé à avoir de bonnes notes, mais j’étais tellement nerveuse à l’idée de bientôt rentrer  au Cégep que mes crises d’anxiété ont recommencé. C’est là que j’ai décidé d’appeler Jeunesse, J’écoute.

Ils m’ont expliqué que ce mélange de panique et d’anxiété que je ressentais était tout à fait normal, car selon eux, c’est ce qui arrive lorsqu’on se sent menacé. Au début, je ne comprenais pas ce qu’ils voulaient dire, mais ils m’ont aidé à comprendre que je me sentais menacée par tout ce que j’avais à faire, et je pense qu’ils avaient raison.

J’avais l’impression d’être dans un cercle sans fin. Sitôt que je finissais un projet ou un devoir, un autre m’attendait.

Je leur ai aussi parlé de mes maux de ventre qui m’empêchent de manger, des fois. J’ai même perdu du poids et je crois que mes parents l’ont remarqué car ils n’arrêtent pas de me demander si tout va bien. J’hésite à leur dire ce qui me tracasse parce qu’ils me répètent tellement à quel point ils sont fiers de moi que je ne voudrais pas les décevoir.

L’intervenante de Jeunesse, J’écoute m’a expliqué que certaines difficultés émotionnelles sont tellement intenses qu’elles se transforment en problèmes physiques. C’est pour cela que lorsqu’on est stressé, il arrive que notre corps réagisse de sorte qu’on finit par perdre l’appétit. Ces explications m’ont permis de comprendre comment tout est interconnecté.

Ils m’ont ensuite demandé pourquoi je craignais de décevoir mes parents. Je leur ai expliqué qu’en tant que sœur ainée, j’ai toujours voulu que mon parcours à l’université soit une « réussite » aux yeux de mes parents, afin qu’ils soient fiers de moi.

Ils m’ont dit qu’ils n’avaient pas l’impression que mes parents essayaient de me mettre la pression, mais que si mon principal souci était de réussir au Cégep puis à l’université, il y a plein de ressources disponibles sur le campus comme les professeurs, les conseillers pédagogiques, les tuteurs etc., qui m’aideront à atteindre mes objectifs.

Ça m’a rassuré de savoir que je ne serai pas livré à moi-même lorsque j’irai au Cégep. J’ai aussi apprécié que l’intervenante m’ait dit de ne pas hésiter à les rappeler si jamais je sentais venir une autre crise d’angoisse.

Le fait de savoir qu’il y a des ressources vers qui je pourrai me tourner lorsque je serai au Cégep l’année prochaine, est un vrai soulagement. Merci, Jeunesse, J’écoute!

*Le nom a été modifié.